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LE PARISIEN ECO - Comment améliorer la place des femmes dans l'entreprise
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Le Parisien
05 mars 2018, 17h31

Les coachs donnent leur conseil pour favoriser la place des femmes dans l'entreprise.

Expertes de l’accompagnement professionnel, des coachs livrent leurs recommandations pour que les entreprises s’engagent en faveur de la parité.

Parce qu'elles sont restées au foyer plusieurs années, car elles doivent s'occuper des enfantsou parce que, enceintes, elles peuvent devenir indisponibles, les femmes souffrent souvent d'une situation salariale plus compliquée que les hommes. Quatre coachs expliquent au Parisien ce qui peut être mis en place dans les entreprises pour favoriser la mixité.

Christel de Foucault, coach et auteur* : « Ne pas négliger les CV des candidates qui ont été femmes au foyer »

« Je dis souvent aux recruteurs que j’accompagne de ne pas négliger les CV des candidates qui ont été femmes au foyer pendant plusieurs années. Car elles n’ont pas rien fait et ont au contraire des atouts, et souvent sans le savoir ! C’est l’un des messages les plus importants que je dois faire passer. Elles l’ignorent souvent, mais elles ont développé des qualités humaines, un savoir-être, comme disent les recruteurs, très précieux. Il n’y a pas plus adaptable qu’une maman au foyer qui s’est occupée de ses enfants : cela nécessite une résistance au stress, des qualités d’écoute selon les caractères de chacun, une adaptation aux imprévus, de la curiosité pour s’ouvrir sans cesse à de nouveaux sujets… Ces qualités humaines ne se trouvent pas si facilement alors que beaucoup de compétences techniques peuvent s’apprendre. »

*« 50 erreurs à éviter pour trouver un job », édition Eyrolles, 15 €.
 

Pascale Joly, dirigeante chez Coachdaffaires.com : « Ne pas programmer de réunion à 18 heures »

« Pour n’importe quel salarié - mais plus encore pour les femmes, vu la répartition encore actuelle des tâches - atteindre le juste équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle demande avant tout de l’organisation et de la maîtrise de son temps. Beaucoup de femmes sont sincèrement tiraillées entre le plaisir qu’elles prennent dans leur job et la prise de conscience que leur carrière professionnelle intense se fait au prix d’un épanouissement personnel en berne, voire d’une culpabilité de ne pouvoir être suffisamment avec leurs enfants. Or il est aussi dans l’intérêt de l’entreprise que cette double journée se passe le mieux possible, sans stress. C’est un élément à prendre en compte pour les manageurs. Fixer des réunions après 18 heures n’est ainsi ni pratique, ni productif… »
 

Valérie Moissonnier, directrice chez Selfcoaching : « Aller à la rencontre de leurs besoins »

 « C’est une différence qui tient encore pour beaucoup à notre éducation, mais les femmes demandent moins de choses que les hommes à leurs manageurs, que ce soit une formation ou une augmentation par exemple. Elles travaillent pourtant très dur car beaucoup pensent qu’elles ont plus à prouver. Pour cela, les femmes ne s’aident pas toujours elles-mêmes ! Je suis stupéfaite de voir le nombre de femmes qui payent leur coaching elles-mêmes alors que tant d’hommes arrivent à le faire financer par leur employeur. Mon conseil aux manageurs serait donc d’aller à la rencontre de leurs besoins. Une fois par an, lors de l’entretien annuel d’évaluation, un manageur peut interroger ses collaboratrices pour leur demander où elles veulent aller et quels sont leurs besoins. C’est dans l’intérêt de l’entreprise car ces femmes ne manquent pas d’ambition… »
 

Marianne Perrette, coach chez Coaching2vie.com :  « Savoir gérer un retour de congé maternité »

 « Même si la grossesse n’est pas une maladie, cet heureux événement provoque aussi une longue absence qui peut être une source de stress. Une salariée peut se demander, à juste titre, si elle va retrouver son poste exactement comme elle l’a laissé. Un manageur peut par exemple lui proposer, si et seulement si elle en ressent l’envie, de recevoir périodiquement un petit brief sur l’avancée de certains dossiers en cours. Mais, surtout, il sera important, après la naissance de l’enfant, d’anticiper le retour de la collaboratrice. Là encore, et sans obligation, son N+1 pourra lui proposer de passer au bureau, de façon conviviale, et en profiter pour préparer sa rentrée. Enfin, lors de la reprise de poste, il sera important d’accompagner et d’adapter le rythme de travail, au moins au début, si l’intéressée en ressent le besoin. »

Mise en ligne le lundi 5 mars 2018
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